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Retour sur investissement : gaz, biogaz, solaire, éolien, pompe à chaleur...

Comment calculer le retour sur investissement d'une énergie ?

Retour sur investissement d'une énergie : comment le calculer ?

Pour calculer le retour sur investissement d’une énergie, électricité, gaz propane, fioul, panneau solaire, éolienne ou encore pompe à chaleur... il est nécessaire de passer en revue quelques questions incontournables : de quelles dépenses parle-t-on ? Quelle formule de calcul utiliser ?

Prendre en compte toutes les dépenses liées à l’énergie

Lorsqu’on évoque le coût d’une énergie, on pense bien sûr aux dépenses directes liées à la fourniture d’énergie, comme l'achat de l'énergie elle-même.

Mais il convient également de prendre en considération un ensemble de coûts indirects, comprenant l’achat et l’installation des équipements, l’entretien de l’installation ou encore le coût d’acheminement. Selon le type d’énergie choisi, des frais de livraison ou d’abonnement peuvent par exemple s’appliquer. Et ces abonnements peuvent être positifs car ils permettent d'économiser sur d'autres dépenses (notamment sur l'entretien, la maintenance). 

Ces dépenses doivent s’envisager "nettes", c’est-à-dire après déduction des aides financières dont vous avez pu bénéficier.

Définir un horizon pour son investissement énergétique

Les coûts indirects ne s’amortissent pas en une seule fois. Le montant total des dépenses initiales peut être lissé dans le temps, sur une période de 5, 10 ou 15 ans. A vous de définir un horizon de temps adapté en fonction du budget total de l’investissement, de la durée d’utilisation des équipements et de votre projet personnel (si vous souhaitez revendre votre logement, si vous prévoyez d'agrandir…)

Anciennes factures et retour sur investissement : comparez vos dépenses énergétiques

Pour comparer vos dépenses avec votre nouvelle installation énergétique par rapport à précédemment, il est recommandé de choisir la même période de l’année. Ainsi, comparez vos dépenses de mars 2020 avec vos dépenses de mars 2019. Vous neutraliserez de cette manière les éventuelles variations liées à la saison, la température, etc. 

Pour effectuer votre comparaison, il vous suffit de confronter vos dépenses actuelles avec les anciennes. La différence correspond au retour sur investissement. Si vous souhaitez comparer vos dépenses de mars 2020 avec vos factures de mars 2019, la formule de calcul est : Dépenses énergétiques de mars 2019 - (facture d’énergie de mars 2020 + montant mensuel amorti) = retour sur investissement

Prenons des exemples concrets.

Exemple 1

  1. Votre facture d’énergie s’élève à 50 euros en mars 2020, contre 210 euros en mars 2019.
  2. Vous avez investi 18 000 euros dans votre installation.
  3. Vous décidez de l’amortir sur 10 ans.
  4. Le montant amorti est de 18 000 / 10 = 1 800 euros, soit 150 euros par mois.
  5. Votre retour sur investissement est de : 210 – (150 + 50) = 10 euros mensuels.
  6. Soit 5% de votre ancien budget mensuel (2019)

Exemple 2 :

  1. Votre facture d’énergie s’élève à 150 euros en mars 2020, contre 250 euros en mars 2019.
  2. Vous avez investi 6 000 euros dans votre installation.
  3. Vous décidez de l’amortir sur 10 ans.
  4. Le montant amorti est de 6 000 / 10 = 600 euros, soit 50 euros par mois.
  5. Votre retour sur investissement est de : 250 – (50 + 150) = 50 euros mensuels.
  6. Soit 20% de votre ancien budget mensuel (2019)

Un investissement important n'est donc pas forcément gage d'un retour sur investissement plus intéressant.

Retour sur investissement : des critères financiers… mais pas seulement

Cette approche financière peut être complétée par d’autres critères : 

Le confort d’utilisation de l'énergie

Toutes les énergies ne permettent pas le même confort de chauffe. Même si l'électricité est parfois moins chère que d'autres énergies, les systèmes de chauffages électriques peuvent être moins confortables : chaleur sèche, moins diffusée que dans le cadre d'un chauffage par boucle à eau chaude (fioul, gaz de ville ou propane). Attention aussi aux usages possibles : par exemple, le fioul ne permet pas d'alimenter une cuisinière, vous serez donc obligés d'utiliser du gaz ou de l’électricité pour cet usage. 

Les aspects esthétiques et liés à l’aménagement de son habitation

Certaines énergies peuvent aussi générer des coûts supplémentaires. Ainsi, si vous avez opté pour une cuve à fioul hors-sol ou une citerne gaz aérienne, vous serez peut-être amené à créer une haie végétale ou un abri pour la dissimuler. En termes d'aménagement, même si cette énergie est peu onéreuse selon l’Ademe, le bois peut engendrer certaines contraintes comme la nécessité de porter le combustible jusqu’à son poêle. A l’inverse, d’autres énergies comme le fioul, le gaz ou l’électricité permettent une alimentation directe du générateur de chaleur. 

Les travaux complémentaires pour l'amélioration de la performance énergétique

Comme le rappelle l’Ademe, il est indispensable de compléter son investissement énergétique par des travaux d’isolation thermique afin de conserver la chaleur une fois votre changement d'énergie réalisé... ou idéalement avant !

L'aspect environnemental des énergies renouvelables

Limiter l'impact de son installation de chauffage sur la planète est une forme de gain supplémentaire ! Pour cela, il peut être intéressant d'envisager des énergies plus vertes comme énergie principale ou secondaires : panneau solaire, éolien, gaz vert, pompe à chaleur... etc.

Ces différents aspects ont un impact sur la facture finale. Mais calculer le retour sur investissement ne se résume pas au seul critère de prix. Augmenter le confort de l’habitat ou faciliter son quotidien est aussi une forme de retour d’investissement pour son foyer !

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