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Quel gaz choisir ?

GPL, GPLc, GNV... un gaz pour chaque besoin

Choisir le bon gaz pour le bon besoin

Le monde du gaz n'est pas toujours évident car il utilise beaucoup d'acronymes et il n'existe pas un seul type de gaz. Vous entendez parler de GPL, de GNL... mais à quoi correspondent ces différents gaz et à quoi servent-ils ?

GPL : une même appellation pour deux gaz distincts

Ainsi, le GPL, le "gaz de pétrole liquéfié", ne comporte pourtant pas la moindre trace de pétrole. Il doit son nom à des circonstances historiques : à l’origine, c’était un produit résiduel issu des raffineries et donc, de la production de pétrole. Sous cette appellation, peuvent aujourd’hui être désignés plusieurs gaz. Le butane et le propane sont les plus connus du grand public. 

Dès la seconde moitié du XXe siècle, le butane sert à alimenter les lampes et réchauds en intérieur. Il est employé aujourd’hui pour la cuisson, le chauffage d’appoint ou pour obtenir de l’eau chaude. Ce gaz est également apprécié pour son absence d'odeur par certains industriels, tels que les fabricants de briquets, de barquettes alimentaires ou encore de gaz réfrigérants (réfrigérateurs, congélateurs…)

Le propane, lui, se prête à la cuisine au grand air. Il est utilisé pour les barbecues et planchas, mais aussi pour alimenter le chauffage d’extérieur (dit "parasol chauffant") ou des désherbeurs thermiques, qui utilisent du gaz pour souffler de l’air brûlant sur les mauvaises herbes. Comme le butane, il est aussi très prisé pour le chauffage, l’eau chaude et la cuisson. 

Depuis peu, la famille du gaz s’est agrandit avec l’arrivée du biopropane, un nouveau biogaz. Cette appellation implique qu’il est produit 100% à partir d’ingrédients renouvelables. Ce sont avant tout des déchets d’huiles et des huiles végétales. Il s'agit d'un gaz rigoureusement identique au propane, garantissant les mêmes usages, sans changement d’équipement nécessaire (chauffage, eau chaude, cuisine…). Depuis 2018, Primagaz le commercialise en France en bouteilles et le propose aussi dans ses offres vertes alimentant les citernes de gaz.

Les gaz s’emparent du marché du transport

Aux côtés des butane et propane, vient s’ajouter un autre gaz à ranger sous l’appellation GPL : le GPLc, pour Gaz de Pétrole Liquéfié pour la carburation. « On parle désormais d’un marché spécifique, qui est celui de l’automobile. Il s’agit de propane à verser dans les réservoirs de véhicules en tant que carburant », indique Thierry Guillien. Ce gaz est distribué dans un réseau de stations-service réparties sur l’ensemble de la France.

Autre incontournable, le GNV (Gaz Naturel pour Véhicules) est aussi utilisé comme carburant. Essentiellement constitué de méthane, il existe sous deux formes : comprimé (GNC) ou liquide (GNL). Il offre une grande autonomie : un plein de GNV permet de parcourir bien + de 500 km.

À l’image du GPLc, pour les véhicules particuliers, le GNV a vocation à être utilisé par les camions. Une vingtaine de stations autoroutières sont ainsi en cours de construction par Primagaz pour mieux le distribuer.

Où se procurer ces différents gaz ?

Tout dépend du mode de stockage.

Les bouteilles sont distribuées dans des points de vente répartis dans toute la France : soit via la grande distribution, soit chez des revendeurs locaux, pour les villages les plus éloignés des grandes surfaces.

L’alimentation d’une citerne se fait, elle, par le biais d’un contrat d’approvisionnement.

Pour les gaz carburants, un passage en station-service est de rigueur.

Ces acronymes vous semblent nébuleux ? Rassurez-vous, la confusion est impossible lors de l’achat. C’est aux fournisseurs de gaz de remplir les citernes, il n’y a pas d’erreur possible. Quant aux bouteilles, elles ont chacune une couleur différente en fonction du gaz contenu.

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