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Pro Lecture : 2 min 12/11/2019

Monique Rubin (Fédération des marchés de France) : «Nous pouvons être l’un des ambassadeurs de la révolution verte»

Portrait de Monique Rubin, Présidente de la Fédération des marchés de France

Fin 2018, la Fédération des marchés de France, qui regroupe plus de 20.000 commerçants ambulants, a signé un accord-cadre avec Primagaz pour la fourniture de bouteilles de gaz.

Fin 2018, la Fédération des marchés de France, qui regroupe plus de 20.000 commerçants ambulants, a signé un accord-cadre avec Primagaz pour la fourniture de bouteilles de gaz. Des tarifs préférentiels et une accessibilité plus simple pour ces professionnels, acteurs majeurs des territoires et de la « révolution verte ». Ma Terre, Mon Énergiea interrogé Monique Rubin, présidente de la Fédération des Marchés de France.

Quel est le rôle du gaz pour les commerces ambulants ?

Monique Rubin : « Le gaz, pour les commerces ambulants, qu’ils soient alimentaires, ou qu’il s’agisse de traiteurs, de petite restauration rapide, de rôtisserie, mais aussi pour les maraîchers dont les serres en sont parfois équipées, est très important. C’est un véritable outil de travail. Depuis la signature de notre partenariat, tout professionnel membre de la fédération, qu’il soit commerçant, artisan, producteur ou agriculteur, peut bénéficier de ce partenariat. »

Que vous disent-ils suite à la signature de cet accord ?

Monique Rubin : « L’offre est particulièrement adaptée à leurs besoins. Aujourd’hui, la masse de frais et de charges qui sont inhérents à la profession est telle que cela fait du bien quand on peut faire des économies ! »

En quoi le gaz participe à l’effort des commerces ambulants en matière de révolution verte ?

Monique Rubin : « Les marchés peuvent être l’un des ambassadeurs de cette transition énergétique. Les marchés sont les premiers ambassadeurs des circuits-courts, nous étions précurseurs en la matière. Plus nous pouvons mettre en avant la qualité des produits locaux, et mieux c’est. On essaye de favoriser les solutions alternatives… L’objectif des années à venir, c’est de contribuer à la protection de l’environnement, et l'usage du gaz va dans ce sens. On ne peut pas continuer comme ça. »

L’utilisation du gaz participe au mix énergétique. Quelles sont les autres initiatives que vous mettez en œuvre ?

Monique Rubin : « L’une des initiatives majeures vers laquelle nous voudrions tendre, c’est de baisser les déchets, d’optimiser leur traitement. Le renouvellement du parc automobile fait également partie des objectifs. Aujourd’hui, dans le centre de grandes villes, se développent des zones à faible émission de particules, des zones où la circulation de véhicules polluants est interdit. C’est un changement nécessaire. À l’avenir, il nous faudra faire abstraction du diesel. L’évolution de nos outils de travail est un facteur incontestable de cette transition, mais nous avons besoin d’aide. Avec les bons outils et les moyens adéquats, nous sommes bien évidemment plus qu’enclin à nous tourner vers le GPL. Nous avons pour ambition de contribuer à la protection de notre planète ! Autre initiative ; l’offre « service marchés » qui propose pour les municipalités l’installation de marchés clés en main, avec tout ce qu’il faut pour que ce soit une réussite, responsable, locale. »

Des marchés actifs, attractifs, c’est important pour la vitalité des zones rurales ?

Monique Rubin : « On n’a de cesse de le dire : notre métier, c’est d’entretenir les relations entre les clients et leurs commerçants! Si demain il n’y a plus de marchés, ce serait dramatique. On a besoin de ces échanges. Sur le marché on rigole, on échange, on parle, on l’a vu tout l’été, durant la période estivale, nos clients sont heureux d’être sur les marchés. On fait tout ce que les gens ne font plus le reste de l’année. Nous sommes les ambassadeurs de la convivialité et du lien social ! »