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Collectivités : comment la mutualisation des contrats d’énergie soulage les finances

Vue du clocher d'un village et de la vallée environnante pour illustrer la mutualisation des contrats d’énergie pour soulager les finances
L’énergie pèse lourd dans le budget des communes françaises. Chaque infrastructure mise à disposition des habitants en consomme. Avec la mutualisation, elles peuvent désormais maîtriser cette dépense.
L’idée est simple : regrouper sur une seule facture les différentes dépenses d’énergie, pour mieux les maîtriser, mais aussi bénéficier d’un tarif dégressif selon les quantités consommées.

A l’échelle d’une commune ou d’une communauté de communes, les besoins de plusieurs sites sont rassemblés : chauffage de bureaux, bibliothèques et médiathèques, d’établissements scolaires, mais aussi de logements sociaux, équipements sportifs, ou salles culturelles.

La mutualisation est un regroupement qui peut se faire soit par étape, soit en une seule fois. Elle peut s’appliquer sur une commune ou un groupement de communes qui souhaite mutualiser leurs dépenses d’énergie. Plus le volume de consommation regroupé sera important, plus la réduction tarifaire sera importante.

C’est d’autant plus intéressant que depuis 2010, les collectivités doivent faire face à une baisse des dotations de l’Etat, ce qui les pousse à diminuer les dépenses. «Les collectivités ont pu rassembler certains investissements, afin d’optimiser les dépenses. Pour les accompagner, Primagaz a dès 2014, lancé une offre nouvelle, Crescendo, visant à mutualiser mais aussi réduire les dépenses d’énergie », explique Erwan Chauvel, Directeur des Ventes Marchés Habitat.

Si la démarche peut sembler compliquée, des solutions existent pour simplifier la transition. «Nous accompagnons les collectivités locales, non seulement pour réaliser des économies mais aussi pour réduire leur consommation. La mutualisation ou la rénovation d’installations vétustes, permet de réduire la consommation d’énergie. Notre objectif est d’aider les collectivités à trouver des gisements d’économies, notamment en leur permettant de bénéficier du dispositif des Certificats d’Economie d’Energie (CEE) ou d’offres promotionnelles Primagaz», souligne Erwan Chauvel.

Des factures divisées par deux

Bruno Papineau, maire d’Evaux-les-Bains dans la Creuse, a profité de cette opportunité. « Le centre thermal et l’hôtel d’Evaux-les-bains sont de gros consommateurs d’énergie. Alors nous avons mutualisé les consommations de la salle socio-culturelle, de la cantine scolaire, d’un centre de santé, et de la station thermale. Rassembler toutes ces consommations, nous a permis, les deux premières années, de diviser quasiment par deux la facture d’énergie », explique-t-il.

Mieux, la gestion des approvisionnements est également simplifiée, puisque la livraison de toutes les citernes est gérée simultanément, avec un interlocuteur unique bien identifié.

Réduire ses factures, mais aussi sa consommation

Si les bâtiments communaux sont prioritairement concernés, les particuliers, commerçants ou industriels, peuvent être aussi impactés, via une délégation de service public, pour le chauffage des logements communaux. Et lorsque le contexte s’y prête, Primagaz peut même construire un réseau fermé d’alimentation de gaz, alimenté par une grosse citerne.

Le biopropane, pour une consommation verte

Au-delà d’une meilleure maîtrise budgétaire, la mutualisation permet aussi à la collectivité d’atteindre ses objectifs environnementaux. Passer d’une chaudière au fioul à une chaudière au propane, par exemple, permet immédiatement de réduire les émissions de CO2, et de supprimer celles de particules fines.

La réduction des émissions de CO2 est proche de 80% pour les clients qui feraient le choix du biopropane, un biogaz distribué en France par Primagaz. Il coûte en moyenne 10% plus cher, mais est entièrement issu d’intrants renouvelables, déchets d’huiles industrielles et huiles végétales. Le passage au biopropane se fait sans changer de chaudière.

« Ce biopropane, chimiquement totalement identique au proprane classique, est certifié 100% renouvelable par l’ADEME. Il émet 78% de CO2 de moins que le propane standard», précise Erwan Chauvel.