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Conseil Lecture : 4 mn

Sécurité : les outils de détection pour la tranquillité de votre famille

Détecteur de fumée
Vous avez à cœur de protéger votre famille, votre logement, vos biens… Pourtant, il existe plusieurs dangers pour votre habitation, notamment les risques d’incendie ou d’empoisonnement au monoxyde de carbone. Les outils de détection pour anticiper ce genre d’accidents sont nombreux sur le marché !

Sont-ils obligatoires ? Combien coûtent-ils ? Peu importe l’énergie que vous utilisez, (GPL, gaz naturel, électricité, fioul ou même énergies renouvelables), les risques sont présents. Alors, pensez toujours à vous équiper de détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone et à connaître les bons gestes !

Les détecteurs de fumée

Un détecteur avertisseur autonome de fumée (Daaf) doit obligatoirement être installé dans votre logement depuis le 1er janvier 2016. Cette obligation concerne tous les types de logements (maisons, appartements, résidences principales ou secondaires). C’est aussi le cas dans les parties communes des immeubles, dans lesquelles les propriétaires doivent placer ces appareils de prévention.

Fonctionnant par électricité ou sur piles (attention d’ailleurs à les changer régulièrement : la durée de vie moyenne est d’1 à 5 an(s)), il existe de nombreux modèles, du plus basique au plus insolite. Comptez en moyenne une vingtaine d’euros pour un appareil.

Au-delà de l’esthétique, optez surtout pour un modèle certifié : « Le détecteur doit être conforme à la réglementation : sur son emballage, doit être inscrit qu’il correspond bien à la norme européenne EN 14604. Vous trouverez le marquage CE sur le détecteur et son emballage. En plus de ce marquage CE, préférez les détecteurs de fumée comportant le marquage NF. C’est une marque de certification de qualité supplémentaire choisie volontairement par certains fabricants ». (Ministère de la cohésion des territoires).

Les détecteurs de monoxyde de carbone

Les détecteurs avertisseurs autonomes de monoxyde de carbone (DAACO) ne sont pas obligatoires. Pourtant, il existe un vrai risque d’intoxication à ce gaz asphyxiant (CO), le plus souvent au moment de l’hiver quand vous rallumez vos chauffages.

Dus à « des appareils de chauffage ou de cuisson (au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fioul ou à l’éthanol) mal réglés ou défaillants » (Portail de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics), ces empoisonnements peuvent être évités.

La fiabilité des détecteurs de monoxyde de carbone (CO) s’est améliorée ces dernières années selon la DGCCRF ; mais le principal enjeu tient surtout à la prévention concernant ce gaz et ses effets.

Inodore, invisible et non irritant, il est difficilement repérable. Le meilleur moyen de le détecter tient donc à l’identification des symptômes (maux de tête et nausées) mais surtout à la bonne connaissance des conseils pour éviter ces émissions.

Respectez la révision annuelle de votre chaudière, votre chauffe-eau, et de vos conduits de fumée. Vous vous assurez que votre matériel est en bon état au moment il va être remis en marche.

Aérez tous les jours votre logement et ne bouchez pas les systèmes d’aération, qui doivent être entretenus régulièrement.

Ne mettez pas des appareils à combustions à usage extérieur en intérieur (parasol chauffant par exemple).

Si vous souhaitez vous équiper d’un détecteur de monoxyde de carbone DAACO, vous dépenserez entre 25 et 50 euros selon les modèles. Vous devrez en placer un dans chaque pièce équipée d’un appareil à combustion. Dans tous les cas ils doivent être certifiés NF 292 et EN 50291.