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Conso Lecture : 4 min 19/02/2020

Hors réseau naturel : quelles énergies s'offrent à moi ?

Alternative gaz naturel à la campagne
Hors réseau de gaz naturel, des solutions alternatives existent pour votre chauffage ! Avantages et inconvénients des énergies, spécificités liées à votre domicile... Suivez le guide !
Pour être acheminé vers chaque foyer, le gaz naturel doit emprunter un réseau de distribution. Même si aujourd’hui 11 millions de foyers sont raccordés en France aux quelques 200 000 km de canalisations de distribution, 27 000 communes ne sont toujours pas desservies. Alors, vers quoi vous tourner ?

Le chauffage au gaz propane : l'autre gaz

Si votre logement n’est pas raccordé au réseau de gaz naturel, vous pouvez opter pour le gaz propane. Stockée dans une cuve (aussi appelée citerne) enterrée ou aérienne, cette énergie vous permet de profiter des performances des chaudières gaz à condensation, consommant jusqu’à 20% de moins qu’un modèle standard classique, pour un investissement de l’ordre de 3 000 à 5 000 €.

Chauffage, production de l’eau chaude sanitaire, cuisson, le propane offre le même confort que le gaz naturel. 

Le saviez-vous ? Il existe désormais du biopropane, un gaz 100 % renouvelable, émettant moins de CO2 (60 g contre 213 g pour l’électricité de chauffage, 243 g pour le gaz naturel, 329 g pour le fioul domestique) et une infime quantité de particules fines.

Bon à savoir : En cas de raccordement de votre logement au gaz naturel, vous pouvez changer d’énergie très simplement, sans avoir besoin de remplacer votre chaudière et votre système de boucle à eau chaude.

Les pompes à chaleur (PAC) : alternatives intéressantes

Les PAC géothermiques puisent la chaleur dans le sol via des capteurs. Il faut donc disposer d’un terrain suffisant autour du logement. Par exemple : pour une maison de 150 m2, le capteur horizontal occupera entre 225 et 300 m2 du jardin. 

Les PAC aérothermiques utilisent, quant à elles, les calories de l’air extérieur ambiant. Elles sont ainsi moins performantes dans des régions aux hivers rigoureux et nécessitent un appoint, comme une chaudière au gaz propane ou au bois.

Le système utilise une énergie renouvelable et gratuite (hors l’électricité nécessaire pour le fonctionnement de la PAC). En fonctionnement, une PAC coûte entre 3 et 7 € /m2 par an pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire (hors abonnement d’électricité). Il est économe à l’usage et performant, avec un rendement sur énergie primaire jusqu’à 190 % pour les PAC géothermiques en basse température.

Le bémol ? Un coût d’investissement élevé : de 13 000 à 20 000 € pour une PAC géothermique (avec captage), de 5 000 à 15 000 € pour une PAC aérothermique associée à une chaudière (hors prix de la chaudière).

Bon à savoir : comparez le coefficient de performance des différents modèles pour mesurer leur efficacité.

Le chauffage solaire : renouvelable mais intermittent 

En utilisant le rayonnement solaire, une énergie gratuite et propre, le système solaire combiné (SSC) permet de couvrir entre 20 et 50 % de vos besoins de chauffage et d’eau chaude. Ce type d’installation est d’autant plus rentable dans des régions froides et bien ensoleillées, comme en montagne par exemple.

Un appoint de chauffage étant indispensable, il est intéressant de coupler votre SSC avec une chaudière performante qui prendra le relais automatiquement lorsque le rayonnement solaire est insuffisant pour assurer vos besoins de chaleur.

Le coût d’une installation, de l’ordre de 12 000 à 15 000 €, varie en fonction de la surface de capteurs, déterminée par la localisation de la maison, sa taille et son isolation. Une somme importante mais le retour sur investissement est compétitif.

Bon à savoir : Veillez à installer un dispositif de gestion des surchauffes estivales, les capteurs pouvant atteindre des températures très élevées.

Le chauffage au bois : moins cher, moins pratique

Le bois est une énergie renouvelable, souvent locale et peu chère. Il est utilisé sous forme de bûches, granulés ou plaquettes par 7,8 millions de foyers en France.

Selon vos besoins, un insert ou un poêle à bois sera suffisant comme chauffage principal ou d’appoint. 

Si vous avez une grande maison, avec un espace de stockage suffisant, pourquoi ne pas installer une chaudière au bois pouvant aussi produire l’eau chaude sanitaire ? Attention : seules les chaudières automatiques à granulés ou plaquettes sont complètement autonomes et aussi simples d’utilisation qu’une chaudière au gaz. Sinon, le rechargement devra être fait manuellement (au moins une fois par jour), ce qui peut être une vraie contrainte.

Le rendement d’une chaudière à granulés à condensation dépasse 100 %. Pour ce type d’appareil, l’investissement initial est de l’ordre de 10 000 à 20 000 € (hors coût de l’installation). À noter qu’un appareil moderne émet moins de polluants. Rappelons qu’en France, 29 % des particules fines présentes dans l’air sont émises par le chauffage individuel au bois.

Bon à savoir : Faites confiance au label Flamme Verte, 7 ★ correspondant au plus haut niveau de performance.

Le chauffage électrique, surtout pour les petites habitations

L’installation d’un chauffage électrique est simple et souvent peu onéreuse, mais peut se révéler chère à l’usage et d’un faible confort thermique. Une alternative à privilégier uniquement pour de petits espaces, très bien isolés.

Bon à savoir : Les émetteurs de chaleur (convecteurs, planchers chauffants, panneaux radiants, radiateurs à inertie ou à accumulation) présentent des niveaux de performance très différents. Choisissez-les en fonction de leur rendement.

Le chauffage au fioul : un avenir incertain

Dans les communes rurales non desservies par le réseau de gaz naturel, de nombreux foyers français ont longtemps choisi le fioul. Ils sont encore 3,5 millions à être équipés de chaudières au fioul.

Cette énergie fossile tend à disparaître, le Gouvernement s’étant fixé d’atteindre l’objectif de zéro chaudières au fioul d’ici 10 ans.

Bon à savoir : Profitez de MaPrimeRénov’, cumulable avec d’autres aides, pour remplacer votre vieille chaudière au fioul par un appareil plus performant. Le rendement sur énergie primaire d’une chaudière à condensation gaz est d’ailleurs meilleur (92 %) que celui d’une chaudière à condensation fioul (89 %). Rendez-vous sur le site FAIRE pour découvrir les nombreuses primes et aides disponibles.

 

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