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Conso Lecture : 3 min 10/09/2020

Par où commencer ses travaux de rénovation énergétique ? 4 pistes prioritaires

Par où commencer ses travaux de rénovation énergétique ? 4 pistes prioritaires
Quelques travaux d’économie d’énergie peuvent parfois suffire à améliorer la performance de votre logement. Pourquoi la rénovation énergétique est-elle importante ?

Améliorer l’isolation, changer de chaudière... quelques travaux d’économie d’énergie peuvent parfois suffire à améliorer la performance de votre logement. Pourquoi la rénovation énergétique est-elle importante ? Quels travaux d’économie d’énergie privilégier ?

« Il est temps de faire de la rénovation énergétique des logements anciens le chantier du siècle ! », martèle Antoine Desbarrières, directeur de Qualitel, l’association pour la qualité du logement. Il part d’un constat simple : « d’un côté l’habitat est le deuxième responsable des émissions de gaz à effet de serre en France, après le transport et de l’autre les Français crient leur mécontentement en matière de prix de l’énergie », poursuit-il. La raison ? Les deux-tiers des logements ont une performance énergétique médiocre voire mauvaise (classés de D à G). En clair, ce sont de véritables « passoires thermiques ».

« Au-delà de l’argument écologique, il faut donc convaincre les Français que des travaux, parfois même très simples, sont un investissement rentable » dans le cadre d’une rénovation énergétique de leur logement, insiste Antoine Desbarrières.

En effet, quelques travaux permettent de réaliser d’importantes économies, d’améliorer le confort thermique d’un logement, mais aussi d’en augmenter la valeur en cas de vente (toute habitation mise en vente doit être soumise à un diagnostic de performance énergétique et l’attribution d’une lettre allant de G à A). 
Pour preuve, 80 % des Français habitant dans de l’ancien et ayant réalisé des travaux d’isolation sont satisfaits du confort thermique de leur logement et 75 % sont satisfaits de leur consommation énergétique (contre seulement 57 % parmi ceux qui n’ont pas réalisé ces travaux d’économie d’énergie).

Pour bien définir ses priorités, il peut être utile de réaliser un DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) ou un audit énergétique mené par un spécialiste de la rénovation.

« La clé de la réussite est d’avoir une vision globale de votre habitation et d’avoir quelqu’un pour coordonner l’ensemble de la rénovation énergétique, détaille Corine Maupin, directrice du pôle Maison au Cercal, l’organisme certificateur de Qualitel. Pourtant, trop souvent les rénovations sont faites métier par métier : un spécialiste va s’occuper de la chaudière, un autre de l’isolation… le tout sans vision globale.» Afin d’optimiser vos travaux de rénovation énergétique, il est donc conseillé de faire appel à « un contractant général », qui inspectera les équipements techniques de votre maison, analysera vos habitudes de consommation et pourra si besoin étudier les zones de déperdition de chaleur à l’aide d’une caméra thermique.

Voici une liste non exhaustive des modifications qui peuvent changer de manière significative la consommation énergétique de votre logement :

1ère piste : avant d’installer des équipements thermiques plus performants, il est important de vérifier que votre logement est bien isolé. Changez vos fenêtres, en les remplaçant par du double voir du triple-vitrage est une première étape. Sachez cependant que seules 15% des déperditions thermiques sont le fait des fenêtres… il est donc plus rentable de se concentrer sur l’isolation des murs et de la toiture, sans négliger les combles non aménagés, sachant que 30 % des déperditions thermiques d’un bâtiment proviennent de la toiture.

2e pistechanger votre vieille chaudière au fioul contre un équipement de chauffage plus moderne et plus performant. Par exemple, la chaudière à gaz, vous permettra d’effectuer des économies considérables. Ces modèles condensent la vapeur d’eau des gaz de combustions, récupérant ainsi de l’énergie. A la clé, une baisse de consommation de 15 à 20 % par rapport aux chaudières standards, ainsi que des rejets moins importants de gaz carbonique et d’oxydes d’azotes.
Niveau budget, comptez entre 1 000 euros pour les chaudières les plus basiques et jusqu’à 5 000 euros pour les systèmes à condensation les plus puissants. 
Vous pouvez aussi opter pour une chaudière hybride, qui couple une chaudière à gaz à condensation à une pompe à chaleur. Très économique (jusqu’à 40 % d’économies d’énergie par rapport à une ancienne chaudière), elle nécessite un investissement plus important (comptez entre 5 500 euros et 8 000 euros).

3e piste à ne pas négliger: pour optimiser le fonctionnement de votre chauffage, pensez à installer un thermostat d'ambiance qui permet de déclencher et couper le chauffage en fonction de la température souhaitée dans votre logement.

Autre possibilité : l’installation de robinets thermostatiques (entre 50 et 100 euros l’unité) qui régulent la chaleur émise par les radiateurs pour atteindre la température choisie pour la pièce.

Vous pouvez aussi opter pour un thermostat connecté. Il vous permet de modifier la programmation de votre chauffage depuis l’écran d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur.

4e piste :vérifiez votre ventilation. « C’est un point crucial à ne pas négliger », insiste l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Un logement rénové laisse forcément moins passer l’air extérieur et, pour éviter des problèmes d’humidité, il faut installer une Ventilation mécanique contrôlée (VMC). Si vous en aviez une chez vous avant les travaux, pensez à vérifier que le renouvellement d’air après les travaux est suffisant, sinon il faut la changer.