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Monoxyde de carbone : 5 gestes sécurité pour éviter les accidents

Mesure du taux de monoxyde de carbone par un expert
Des gestes simples de sécurité suffisent à éviter une intoxication au monoxyde de carbone. Invisible et inodore, ce gaz s'échappe des chaudières mal entretenues. Voici ce qu’il faut faire.

Chaque année, des milliers d’intoxications au monoxyde de carbone (CO) sont enregistrées en France, et elles causent une centaine de décès. Un risque qu’il faut relativiser : « avec une installation aux normes et bien entretenue, vous n’en courrez aucun », rappelle Alain Coïc.

Les 5 bons gestes pour votre sécurité

Pour garantir votre sécurité, il est donc essentiel de :

  1. Faire réaliser l’entretien annuel de vos installations de chauffage et de production d’eau chaude – obligatoire – par un chauffagiste. Ce professionnel optimisera vos appareils, grâce à un analyseur de combustion qui mesure ses différents paramètres (CO, CO2, O2, rendement, température des fumées, etc.). Pour ne pas oublier l’échéance, vous pouvez souscrire un contrat d’entretien : c’est alors le chauffagiste qui vous recontactera chaque année.

  2. Ne jamais encombrer les aérations du logement
    Cela permet le renouvellement de l’air. « Certains calfeutrent les aérations, au nom d’une meilleure isolation, pour éviter des courants d’air… C’est une erreur. Ces aérations sont nécessaires pour garantir un air sain dans le logement », souligne Alain Coïc.

  3. Ouvrir les fenêtres 10 minutes par jour
    En toute saison, cela permet de renouveler l’air, et d’évacuer l’humidité et tous les polluants (pas seulement le CO éventuel) qui s’accumulent. L’air d’un logement non aéré peut en effet être plus pollué que l’air extérieur d’une ville.

  4. Installer un détecteur de monoxyde de carbone
    En plus de ces bonnes habitudes, vous pouvez aussi vous équiper d’un détecteur de monoxyde de carbone. Ce petit boitier que l’on peut se procurer dans tous les magasins de bricolage, ressemblant à un détecteur de fumée, vous alerte par une sonnerie puissante s’il détecte une concentration anormale de CO dans l’atmosphère. Il coûte une trentaine d’euros en moyenne et ne nécessite pas l’intervention d’un professionnel pour sa pose.

  5. Demander une mesure sur site à un professionnel

Pour une totale sérénité, un technicien peut mesurer le taux de monoxyde de carbone à proximité de vos appareils fonctionnant au gaz. Cette intervention, que propose Primagaz, ne remplace pas l’entretien annuel, mais vous donnera une mesure fiable si vous avez un doute sur le fonctionnement de votre chaudière.

Que faire en cas d’intoxication au CO ?

Si vous ressentez des maux de têtes, des nausées et vomissements, ouvrez immédiatement toutes les portes et fenêtres pour aérer le logement. Arrêtez tous les appareils de chauffage, (chaudière, chauffage d’appoint…), les cuisinières, inserts et poêles. Évacuez les lieux et appelez les secours (composez le 15, le 18 ou le 112). Dans les cas les plus graves les personnes intoxiquées pourront être hospitalisées.

Avant de retourner dans votre logement, faites examiner et régler les appareils ayant causé le problème. « Après une intoxication au CO, même légère, il faut attendre qu’un professionnel habilité contrôle et valide la conformité de l’installation avant de pouvoir être de nouveau livré en gaz par votre fournisseur. C’est une obligation réglementaire » rappelle Alain Coïc.