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Conso Lecture : 3 min 17/06/2019

Les dernières tendances food-truck que vous verrez sur les routes cet été

Vue ensoleillée de clients accoudés à un camion proposant de la petite restauration dans un champs et sous des arbres
En centres-villes ou au plus près des Français en zones rurales, les food-trucks sont partout. Ils se déclinent désormais en différents services, et accompagnent nos nouveaux modes de consommation.
En 2011, une américaine importait en France le concept de food-truck cher aux new-yorkais, en créant en plein Paris “Le Camion qui fume”. Le succès est immédiat – les files d’attente s’allongent devant le food-truck à l’heure du déjeuner. L’idée est alors très vite copiée, et adaptée à différents concepts culinaires : dans le pays de la gastronomie, la « street-food » ne pouvait se limiter aux burgers. Ainsi, les Français, qui connaissaient déjà le camion-pizzeria ou la « baraque à frites », peuvent désormais acheter et déguster dans la rue des cuisines du monde (japonaise, thaï, Tex-Mex…), de la cuisine « healthy » ou végétarienne, des repas complets ou des smoothies, des escargots de Bourgogne, des produits du Sud-Ouest ou même du caviar. Flairant la bonne idée, les grandes enseignes aussi se sont emparées du concept, pour s’installer au plus près des zones de chalandise : Monoprix, Heinz ou Alvalle par exemple ont créé des camions-restaurants.

Toujours plus nombreux, les food-trucks qui se sont depuis réunis en associations et fédérations, ont leur festival annuel… « Le marché de la restauration mobile connaît un tel essor, que parmi mes clients, je compte désormais quelques associations ou groupements réunissant des entrepreneurs ayant des besoins en matière de cuisson mobile. Ils sont devenus, pour Primagaz, de ‘grands comptes’, figurant ainsi parmi nos plus gros consommateurs de gaz » explique Sébastien Robert, Responsable Grands Comptes pour la région Nord-Est chez Primagaz.

Des food-trucks à tous les coins de rue

Il est difficile de chiffrer avec exactitude le nombre de food-trucks en France, car ils sont souvent gérés par des indépendants. En 2015, on les estimaient à 350, soit une progression de 1200 % en 2 ans ! Ainsi en 2018, les « cantines mobiles » étaient 150 à 600 selon les sources. Mais les chiffres les plus élevés sont sans doute plus proches de la réalité, car déjà en 2015, la Ville de Paris annonçait avoir reçu 158 demandes d’installation lors d’un appel à candidatures. En effet, il faut une autorisation pour s’installer sur la voie publique, et les places sont limitées.

Alors après les centres des grandes villes, les food-trucks sont allés chercher leurs clients dans les lieux touristiques, dans les petites communes et dans les zones de passage, mais aussi sur des terrains privés, où il suffit de négocier l’emplacement avec le propriétaire, comme dans l’enceinte des entreprises ou sur les parkings d’une zone commerciale. Ils accompagnent également tous les grands évènements rassemblant un vaste public comme les festivals, salons ou foires. Enfin, ils proposent d’animer les évènements privés. Faire venir un camion-restaurant proposant des hot-dogs, des glaces ou des cupcakes, privatisé le temps d’une journée pour nourrir les invités d’un mariage ou d’un évènement d’entreprise, est devenu très tendance.

Des services sur roues

Plus qu’une mode, le succès des food-trucks témoigne d’une évolution qui répond aux attentes des consommateurs. Nous ne consacrons plus autant de temps au repas – la pause déjeuner se transforme en virée shopping, balade ou jogging – mais nous voulons manger bon, varié et à petit prix. Nous nous sommes habitués à voir l’offre venir à nous, être disponible rapidement. Alors la tendance du service proposé sur notre lieu de vie, de travail ou de shopping, s’est naturellement étendue. Le food-truck a donné des idées à des entrepreneurs, et on voit se multiplier des camions aménagés en salon de beauté, de barbier ou de toilettage pour chien ; en bibliothèque, bureau ou en salle de sport ; en billetterie ou en service public de proximité… En milieu rural, les commerces et services mobiles participent à maintenir la vie dans les villages, avec des livraisons de pain ou d’épicerie, mais aussi en apportant la culture : des camions-cinémas organisent même des séances mobiles.

« Le concept répond aux attentes des consommateurs, mais il apporte aussi une réponse à de nombreux Français qui rêvent de créer leur propre activité. Le statut d’auto-entrepreneur a rendu ce souhait plus simple, et installer son activité dans un camion limite l’investissement, et donc le risque, tout en s’adaptant à une multitude de projets » explique Sébastien Robert.

Relever le défi de l’autonomie

Le spécialiste du commerce mobile depuis plus de 30 ans, Hedimag a dû s’adapter aux demandes les plus inattendues de ses clients. L’entreprise a créé par exemple un food-truck sur déneigeuse qui gravit les pistes, des plateformes pour DJ ambulantes, des containers bars de plage, des kiosques mobiles installés sur une remorque, des caves à vin ambulantes ou encore des showrooms mobiles…

Une cellule food truck sur une déneigeuse, un camion-restaurant avec terrasse aux plus près des pistes de ski.
©Hedimag
Mais pour s’installer sur une place de marché ou sur un terrain privé, le food-truck ou le service mobile doit être autonome en énergie. Certains ont recours au groupe électrogène. Mais la plupart des camions-cantines préfèrent le gaz, silencieux et pratique. « Nous fournissons à de très nombreux food-trucks les bouteilles de propane qui alimentent la friteuse, la crêpière, la plancha ou le four en toute autonomie » détaille l’expert Primagaz. « La bouteille 13 kg est généralement préférée pour son rapport encombrement/autonomie, un camion-rôtisserie préfèrera une 35 kg pour faire face à des besoins plus importants… Certains clients proposant des produits bio et soucieux de leur impact sur l’environnement préfèrent souvent le biogaz de la « Bio Twiny » : notre offre nous permet aujourd’hui de répondre à tous les besoins “.