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Conso Lecture : 3 min 15/03/2019

Diagnostic énergétique : quels travaux pour améliorer la note de son logement ?

Améliorer le DPE de votre logement
L’affichage du diagnostic énergétique est obligatoire lors de la vente ou l’achat d’un logement, avec une influence évidente sur le prix. Voici comment améliorer sa note à moindre coût.
Le diagnostic de performance énergétique (DPE), obligatoire lors de la vente d’un bien immobilier, est établi par un professionnel et a pour objectif de présenter la performance énergétique du bâtiment. A l’image de ce qu’on peut voir au rayon électroménager, il fonctionne avec des lettres : de A pour les logements économes (niveau du label BBC - Bâtiment Basse Consommation) à G pour les logements les plus gourmands en énergie. Cet indicateur est exprimé en Kilowatt heure d’énergie primaire (kWhep /m²/an pour les pros).

Aujourd’hui, le DPE est devenu un véritable argument de vente lors d’une transaction immobilière. En France, la moyenne de la consommation énergétique annuelle des biens immobiliers se situe autour de 240 kWh EP/m2, soit la lettre E de l’étiquette Énergie. Plus de 80 % des habitations sont d’ailleurs classées entre D et G, alors que moins de 5% sont classées A ou B.

Ce DPE n’étant qu’une photographie à l’instant T de la performance énergétique du bâtiment, elle peut être améliorée par des travaux judicieusement choisis. En effet, tous ne valent pas l’investissement. Il faut garder à l’esprit qu’il sera toujours plus aisé de faire grimper la note d’un logement « G », que d’un « C ».

Changement des menuiseries extérieures, isolation des murs et de la toiture, chauffage, ventilation… Les solutions sont nombreuses, mais il faut bien les choisir compte tenu de leur coût.

Le retour sur investissement de tous ces travaux est en effet assez long, 12 à 15 ans en moyenne. Alors pensez-bien à vous renseigner sur les nombreuses aides qui existent pour minimiser les coûts (renseignements auprès de l’ADEME, de l’ANAH…)

Mon logement est une « passoire énergétique » notée G ou F

Les logements classés G sont de vraies “passoires thermiques” et correspondent très souvent à des bâtiments non habités, non isolés. Les logements classés F ont souvent été construits entre 1948 et 1975 sans avoir fait l’objet d’aucune amélioration thermique.

Pour atteindre la classe E, le changement des menuiseries peut suffire. Il faut privilégier des fenêtres double ou triple vitrage et une porte d’entrée isolante. Mais il est bon de savoir que seules 15% des déperditions thermiques sont le fait des fenêtres, il est donc plus rentable de se concentrer sur l’isolation des murs et de la toiture, sans négliger les combles non aménagés, sachant que 30% des déperditions thermiques d’un bâtiment proviennent de la toiture.

Côté budget, l’isolation des combles va varier d’une trentaine d’euros par mètre carré (combles non aménagés) à 100 euros pour une isolation par l’extérieur de combles aménageables. Pour les menuiseries, là encore les tarifs vont être très différents selon les dimensions mais aussi le matériau, et le vitrage choisi (de 300 euros à plus de 2500 euros pour une fenêtre, hors pose).

Faire mieux que la moyenne en passant de E à D

Une fois l’isolation des combles et les menuiseries changées, il reste encore d’autres possibilités pour améliorer sa note. Ainsi, il faut impérativement associer à la bonne isolation du bâtiment, un système de chauffage performant et pas trop énergivore. Dans le calcul du DPE, le chauffage électrique est fortement handicapant. Le remplacement d’une vieille chaudière ou d’un système de chauffage trop énergivore permettent d’effectuer des économies considérables, comme avec les nouveaux modèles de pompes à chaleur. L’installation d’une chaudière gaz à condensation est également une piste intéressante : ces modèles condensent la vapeur d’eau des gaz de combustions, récupérant ainsi de l’énergie. A la clé, une baisse de consommation de 15 à 20% par rapport aux chaudières standards, ainsi que des rejets moins importants de gaz carbonique et d’oxydes d’azotes.

Pour aller plus loin, des travaux de calorifugeage, c’est-à-dire d’isolation des tuyaux reliés à la chaudière, éviteront la déperdition de chaleur. Autre outil à ne pas négliger pour optimiser le fonctionnement du chauffage, le thermostat, qu’il soit d’ambiance (pour moins de 100 euros) ou intégré aux radiateurs via des robinets thermostatiques, pour adapter la consommation via des programmations. Des modèles connectés se développent même pour une utilisation à distance.

Moins connue mais tout aussi important, une bonne ventilation des pièces permet d’homogénéiser la température dans la maison, pour un meilleur confort et une économie d’énergie à la fois. L’installation d’une VMC double flux est très souvent complexe à réaliser en rénovation, il faut donc privilégier des solutions simple flux hygroréglables (autour de 200€) qui vont prendre en compte l’humidité dans la régulation de la ventilation. Bon à savoir : la ventilation est d’autant plus importante qu’un logement est bien isolé, notamment pour éviter les moisissures.

De bon élève noté D à B, à premier de la classe

Si votre logement est noté D ou mieux, vous êtes déjà au-dessus de la moyenne nationale, mais il ne sera pas facile de faire beaucoup mieux. Il est ainsi très compliqué en rénovation d’atteindre A, plutôt réservé aux constructions neuves. 

Il sera toujours possible d’améliorer sa consommation d’énergie à travers des travaux tels que l’installation d’un système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire dernier cri, ou ayant recours aux énergies renouvelables.

Il faut ainsi compter un minimum de 5000 euros pour investir dans des panneaux solaires associés à une démarche d’autoconsommation. Coûteux, mais l’impact est très net sur la consommation d’énergie.