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Actu Lecture : 4 min 13/09/2019

Mécénat de Primagaz : « Préserver le patrimoine dans les régions, c’est préserver leur avenir »

Primagaz, mécène de la Fondation du Patrimoine, soutient plusieurs projets à travers la France.

Partenaire de la Fondation du Patrimoine, Primagaz soutient différents projets de rénovation et de préservation du patrimoine. Interview de Ludovic Pero, directeur des affaires publiques.

Primagaz, mécène de la Fondation du Patrimoine, soutient plusieurs projets à travers la France. Comment est né ce partenariat ?

« Primagaz a fêté ses 80 ans l’an passé, et nous avons souhaité rendre aux territoires tout ce qu’ils nous ont apporté durant ces 80 années. Nous avons ainsi la volonté de pérenniser leur avenir, à travers la valorisation du patrimoine de proximité. On parle beaucoup des cathédrales, des grandes villes, mais il n’y a pas que cela : le patrimoine, on le retrouve dans toutes les communes de France. »

Pour Primagaz, qu’est-ce que cela signifie ?

« Primagaz inscrit ce mécénat dans sa trajectoire d’entreprise « Primagaz Next » qui vise, grâce à des solutions durables et performantes, à accélérer la transition écologique des territoires. C’est l’un des piliers RSE de notre entreprise, concrétisant notre engagement auprès des territoires dans le passé, et pour l’avenir. Ce partenariat, ce n’est pas le projet d’un seul, il est partagé par toute l’entreprise : les projets soutenus sont choisis par l’ensemble des collaborateurs à l’issue d’un vote. Nous avons organisé des déplacements sur les sites soutenus, avec les équipes en proximité du site : des commerciaux, des techniciens. Ces derniers étaient ravis de voir concrètement l’action que mène leur entreprise dans leur région. C’est une vraie source de fierté pour les collaborateurs ! »

Soutenir le patrimoine, c’était une évidence ?

« L’histoire de Primagaz s’est construite dans les territoires, en proximité, dans les 27.000 communes non reliées au réseau de gaz naturel. Ce sont des territoires ruraux qu’il faut préserver. Ils sont en transformation, et aujourd’hui, il y a un réel défi d’attractivité du monde rural. Notre conviction, c’est que le patrimoine, qu’il soit bâti ou pas, est un élément structurant de la qualité du cadre de vie de ces territoires. Le préserver, c’est préserver leur avenir. »

L’aventure a commencé dans les Hauts-de-France : pourquoi avoir soutenu ce projet ?

« L’éco-rénovation de la maison du Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale, figure parmi les 4 projets soutenus par Primagaz en 2018. Ce projet a un côté très durable, avec l’idée d’utiliser des matériaux qui évitent les démolitions. Il y a une dimension de proximité en mettant à l’honneur les savoir-faire locaux, en mettant à contribution les artisans alentours, et en travaillant avec des entreprises locales d’insertion. Une dimension d’exemplarité dans la mise en œuvre du chantier, avec la volonté de respecter l’environnement mais aussi les personnes : le bruit, les nuisances, le bilan carbone faisaient partie des objectifs prioritaires. »

Comment se sont déroulés les autres projets ?

« Sur les 4 projets soutenus en 2018, trois d’entre eux sont finalisés. Deux sont situés en Bretagne. Il y a eu la rénovation de l’ancienne prison de Guingamp, mais plus qu’une rénovation, il s’agit d’une réhabilitation, puisque l’ancienne prison est devenue un lieu d’exposition lié à la photographie. Ce qui était particulièrement intéressant, c’était la symbolique du lieu : faire d’un lieu d’enfermement un lieu d’ouverture, avec en plus l’implication d’une association locale. Autre projet en Bretagne, la restauration des chemins ostréicoles au Bono, dans le Morbihan. La volonté, c’était de préserver l’héritage de cette commune, ostréicole pendant de longues années, et de renforcer la qualité de vie au quotidien des habitants, ainsi que son attractivité touristique, en faisant des chemins ostréicoles d’avant, des chemins de balade d’aujourd’hui. »

Et le troisième projet ?

« Il est situé en Camargue, au sein du parc naturel régional, avec la création d’une station de baguage des oiseaux. L’objectif, à travers cette cabane, était d’avoir un lieu permettant au personnel du parc de disposer d’un refuge pour baguer les oiseaux, afin de mieux comprendre leurs migrations hivernales du Nord de l’Europe au Maghreb. Pour eux, la Camargue est le dernier lieu pour reprendre des forces, avant la traversée de la Méditerranée. C’est un lieu magnifique pour les observer, les baguer et étudier leur comportement, la diversité des espèces. »

Quels sont les projets que Primagaz soutient aujourd’hui ?

« En 2019, nous avons réorienté notre approche en accentuant notre soutien apporté aux projets de préservation du patrimoine « naturel ». On continue notre soutien aux projets liés au patrimoine architectural (notamment au travers la rénovation de la maison d’André Breton à Saint-Cirq-Lapopie et la restauration du pont Vauban dans l’Yonne, à Pierre-Perthuis) et en parallèle nous nous sommes associés au programme de préservation du patrimoine naturel lancé par la fondation du patrimoine. Nous allons soutenir une dizaine de projets de restauration de prairies, d’estuaires, de moulins… Des projets liés à la nature et à la biodiversité. »

Concrètement, comment se traduit votre action ?

« Notre volonté, c’est d’apporter le complément nécessaire, indispensable à la réalisation d’un projet. Aujourd’hui, c’est fondamental d’avoir une démarche de financement croisé public et privé. Tout ne peut pas reposer sur le financement public, la contribution des entreprises est importante dans ce cadre. Les retours positifs des parties prenantes nous poussent à poursuivre notre partenariat ! Les porteurs de projet s’efforcent de développer le tissu économique local et de mettre en avant le savoir-faire des artisans locaux. La fondation du patrimoine en a fait un critère de pré-sélection, et nous-même, lorsque l’on nous présente des projets à financer, nous regardons s’il sert bien le territoire. »