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Actu Lecture : 2 min 14/10/2019

Les ruraux, champions de France de la qualité du logement

Un jardin fleuri devant une jolie petite maison au soleil couchant

Les habitants des petites communes sont les plus attachés à la qualité de leur logement, à en croire les résultats du baromètre QUALITEL.

Les habitants des petites communes sont les plus attachés à la qualité de leur logement. C’est la conclusion de l’Association QUALITEL, qui a interrogé, avec l’Ipsos, 4850 personnes afin de dresser un portrait de la qualité du logement en France selon le territoire habité : communes rurales, villes moyennes, métropoles et agglomération parisienne.

Plus vous habiterez dans une petite commune, et plus vous jugerez bon la qualité de votre logement, qu’il s’agisse de confort thermique ou de surface d’habitation notamment. Telles sont les conclusions de la 3e édition du baromètre de Qualitel, l’association pour la qualité du logement. En matière de qualité du logement, la fracture territoriale doit se lire « à l’envers » : les Français donnent en moyenne une note de 6,8/10 (à partir de 17 critères) à leur logement. Les communes rurales arrivent cependant en tête, avec une note de 7/10, contre 6,9 dans les villes moyennes, 6,7 dans les métropoles de plus de cent mille habitants et 6,4 dans l’agglomération parisienne.

Sur les 5 critères qui contribuent le plus à la perception globale de la qualité (confort thermique, installations sanitaires, qualité des matériaux, isolation acoustique, aération), les logements des communes rurales et moyennes devancent systématiquement ceux des grandes villes : jusqu’à 25 points de satisfaction supplémentaires. Mention spéciale pour le confort thermique : il atteint 75% de satisfaction dans les communes rurales, devançant villes moyennes, métropoles et agglomération parisienne, où les travaux de rénovation énergétique sont les plus importants. Les nuisances acoustiques sont également très largement supérieures chez les urbains que chez les ruraux : 33 % des habitants de l’agglomération parisienne sont susceptibles d’être « gênés, de jour comme de nuit », par des bruits venant du voisinage contre 11 % des habitants des communes rurales.

Malgré leur insatisfaction en matière d’équipements, de services et de l’offre de commerce, les Français des communes rurales et moyennes jugent de façon écrasante qu’à choisir, ils préfèreraient habiter une commune rurale ou une ville moyenne plutôt qu’une grande ville. 38% des habitants des communes rurales et 32% des villes moyennes déclarent ne vouloir changer de logement « pour rien au monde », contre seulement 25% dans les métropoles, et 22% pour l’agglomération parisienne. Les habitants des métropoles désirent même massivement déménager dans une commune rurale ou moyenne « s’ils avaient le choix ». On est face à cette « fracture territoriale à l’envers ».

Enfin, dans les communes rurales, les Français semblent habiter un logement de taille quasi parfaite : la surface jugée idéale pour un logement est de 134 m2, soit quasiment identique à la surface réelle moyenne 135 m2. À contrario, les habitants des grandes villes sont frustrés de vivre dans un espace moins important que celui rêvé : 94 m2 réels contre 109 m2 souhaités dans les métropoles, et 82 m2 réels contre 105 m2 en agglomération parisienne.

La synthèse des résultats sur www.qualitel/barometre2019.org.