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Actu Lecture : 4 min 10/07/2019

Festivals d’été : leurs 8 méthodes pour un événement « vert »

Festivaliers devant un concert par une belle journée d'été

De la bonne musique et du vert, les nouvelles tendances des festivals pour attirer les spectateurs dans leurs installations éphémères.

Du bon son et du vert, les nouvelles tendances des organisateurs de festivals d’été pour donner une nouvelle dimension à leurs événements et attirer des centaines de milliers de spectateurs dans leurs installations éphémères.

1. Se rendre sur place dans une logique « éco-mobile »

Les festivals d’étés s’éloignent souvent des grands centres urbains. Ils sont même parfois organisés au milieu des champs ! Pour se rendre à Carhaix en plein cœur de la Bretagne, les Vieilles Charrues nouent des partenariats avec la SNCF et le Conseil Régional pour proposer des forfaits de transports en commun à prix réduits. Objectif : limiter l’utilisation de la voiture. La plupart des festivals relaient aussi des offres de covoiturage ou mettent à disposition des vélos en libre-service pour les participants ou les bénévoles.

2. De l’énergie propre

Gourmands en électricité, les festivals optimisent leur consommation en misant sur des éclairages LED et des sources durables, comme le photovoltaïque. Les Vieilles Charrues, s’apprêtent à alimenter pour la première fois tous les espaces de restauration en biogaz« Fours, barbecues, friteuses,… L’intégralité de nos espaces de restauration fonctionneront avec du biopropane fourni par Primagaz, notre partenaire depuis 2014, détaille Quentin Siberil, chargé de projet développement durable du festival. Il s’agit d’une énergie produite uniquement à partir de déchets industriels recyclés et d’huiles végétales. » Tout aussi performante que le propane et 100 % renouvelable, ce biogaz émet 82 % de CO2 en moins que les énergies fossiles de référence (comme le fioul).

3. Déchets : un tri rigoureux

Un seul mégot suffit à polluer 500 litres d’eau. Les organisateurs des différents évènements sensibilisent particulièrement les participants à ce sujet. Globalement, tous les déchets font l’objet d’attention. Des conteneurs adaptés sont souvent positionnés lors des phases de montage et de démontage pour un tri « à la source » avant envoi en filières spécialisées. À Rock-en-Seine, des « informateurs tri » sont présents aux endroits stratégiques pour guider et renseigner les festivaliers. De leur côté, les Eurockéennes de Belfort parviennent à valoriser 55 % de leurs déchets. Une proportion qui s’améliore d’années en années, tout en diminuant le volume produit à fréquentation constante. Une collecte spécifique des déchets alimentaires les oriente vers un processus de méthanisation pour produire de l’électricité.

4. Gestion de l’eau

Comment économiser 1 million de litres d’eau par édition ? En s’équipant uniquement de toilettes sèches ! C’est le calcul réalisé par le Cabaret Vert qui accueille près de 100 000 festivaliers chaque année à Charleville-Mézières. À Paris, We Love Green a également opté pour cette solution alors que les Francofolies de La Rochelle misent sur des sanitaires avec un système de réduction du débit d’eau.

5. Un festival bien dans son territoire

Reflet d’une tendance de fond, le goût pour les produits locaux s’empare aussi des festivals. Au Cabaret Vert, la nourriture servie sur les stands est de saison et provient d’un rayon de 200 km maximum. Même règle avec les bières, dont les 46 variétés proposées sont toutes brassées dans la région. De quoi réduire l’empreinte carbone des repas servis – avec de nombreux plats sans viande – et favoriser le tissu économique local. Tous les festivals sont aussi attentifs à la remise en état du site après l’événement, dans le sillage du mythique Burning Man, organisé depuis 1986 dans le désert californien. Un nettoyage bon pour la planète, qui facilite aussi les autorisations pour de futures éditions !

6. Chasse au plastique

Le plastique n’est plus automatique. We Love Green multiplie les points d’eau gratuits pour bannir les bouteilles. Les Vieilles Charrues interdisent la distribution de flyers et réduisent les goodies. Terres du Son, au domaine de Condé, encourage les assiettes réutilisables avec l’installation de lave-vaisselles qui fonctionnent à l’énergie solaire. Et à Solidays, le système de consigne permet d’économiser près de 250 000 gobelets par an.

7. Une scène pour sensibiliser le public

Il n’y a pas que de la musique sur scène, mais aussi des débats et des conférences ! We Love Green propose des ateliers et des discussions tout au long de ses deux jours. Le festival consacre même une scène entière au sujet. Avant de se rendre à un autre concert, les visiteurs peuvent s’arrêter quelques minutes pour écouter des personnalités engagées parler d’environnement. De quoi provoquer un déclic, espèrent les organisateurs.

8. La nature au cœur

Un hôtel à insectes au milieu du camping ? C’est l’initiative que va tester cette année le Cabaret Vert. Autre engagement en faveur de la biodiversité : après l’édition 2018, les organisateurs ont planté 60 arbres sur le site - des essences différentes mais toutes locales - pour reboiser les environs. Et les produits d’entretiens utilisés pendant le festival sont tous éco-certifiés pour limiter l’impact sur l’environnement et éviter toute pollution.